mercredi 20 juin 2018

Camp d’été de « Bastion Social » : convergeons vers Avallon (89) !



Les 29, 30 juin et 1er juillet devrait se tenir près d’Avallon (89) le « camp d’été » de « Bastion Social », une organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Impossible de les laisser faire ça tranquillement !
Les 29, 30 juin et 1er juillet doit se tenir, près d’Avallon (89), le camp d’été du Bastion Social.
Comme son nom ne l’indique pas, Bastion Social est une organisation d’extrême droite radicale.
Bastion Social, GUD, Génération Identitaire, Action Française… la montée en puissance de ces groupes fascistes et la façon dont ils agissent deviennent de plus en plus inquiétantes.
Ils procèdent toujours de la même manière : ils profitent d’un ras le bol légitime contre les institutions pour se présenter comme une solution honorable. Pour eux, toujours les mêmes boucs émissaires : l’étranger, la différence.
Il est toujours plus facile pour ces néofascistes de s’attaquer au migrant(e) qui quitte son pays et passe les frontières au péril de sa vie que de s’en prendre aux puissants.
Dresser des pauvres contre des pauvres n’est pas une solution acceptable.
Ces réactionnaires pensent pouvoir se faire passer pour des défenseurs des acquis sociaux, mais jamais le fascisme partout où il réussit à arriver n’a été synonyme d’avancées sociales.
Malgré leurs discours volontairement confus invoquant la "justice sociale", leurs quelques ridicules actions d’ouverture de "centres sociaux" réservés aux Blanc·hes ou leurs cantines (au porc), ils ne nous feront pas oublier leur vraie nature et leurs actions violentes : ratonnades, attaques de lieux LGTB-friendly, têtes de sangliers à l’entrée de mosquées, couteaux dans le dos...
Ils sont racistes, fascistes, antisémites, homophobes et ils ne pourront jamais être une réponse aux injustices que nous subissons.

Pour leur université d’été qu’ils comptent tenir à Avallon, Bastion Social a nommé sa promo « François Duprat », du nom d’un fasciste revendiqué, antisémite assumé membre fondateur du FN.
Pour nous c’est un affront à ce que représente le Morvan : le Morvan a été une terre du maquis avec plus d’une trentaine de groupe organisés pour combattre le nazisme et ses idées qu’aujourd’hui ils veulent nous ramener.
Il est hors de question de tolérer cet affront, il est hors de question de tolérer ces fachos, ici ou ailleurs.
Nous ferons donc tout pour empêcher la tenue de leur camp et appelons
le 30 juin à 12H sur la place du marché à Avallon

près de la mairie, à un pique-nique tiré du sac et manifestation festive qui prouvera que le Morvan est avant tout une terre d’accueil.
Que chacun·e passe un appel à la mairie, à la sous-préfecture ou à l’endroit qui va loger ces fachos, pour dire notre colère face à ce rassemblement !

Mairie d’Avallon : 03 86 34 13 50
Sous-Préfecture : 03 86 34 92 00


P.-S.

Il va sans dire que cet événement nécessite la plus grande vigilance de la part de toutes et tous : il n’est pas rare que ces groupuscules, galvanisés par leur lâcheté, traînent les rues pour « ratonner » les personnes seules ou en infériorité. Sous leurs apparences « sociales », ils continuent à agresser, allant parfois jusqu’à poignarder.



 https://dijoncter.info/?camp-d-ete-de-bastion-social-convergeons-vers-avallon-89-363

lundi 18 juin 2018

Prochains stands zone alternative

Holà !
Prochains stands zone alterntive dans le sud-est avant de reprendre la route direction la Bretagne...


samedi 16 juin 2018

Concert à la cave à rock / Toulouse

Ami(e)s Toulousain(e)s et environs..., ce soir à la cave à rock:

vendredi 25 mai 2018

L'unité oui, mais l'unité pourquoi faire ?

Le 26 mai, manifestons pour construire un « tous ensemble » par la grève

Près de 2 mois après le début du mouvement de grève des cheminots, cette semaine s’annonce être un moment charnière de la mobilisation. Toujours inflexible, le gouvernement joue plus que jamais la montre en pariant sur l’essoufflement du mouvement. C’est dans ce contexte que s’inscrit la manifestation dite « marée populaire », ce samedi 26 mai. Appelée par la CGT, Solidaires, la FSU et l’UNEF, ainsi que LFI, le NPA, le PCF, Générations et LO, cette journée de manifestation, une nouvelle fois un week-end, se devrait de se donner comme principaux objectifs : le durcissement du mouvement de grève des cheminots ainsi que la nécessité de généraliser la grève à d’autres secteurs. En somme, la préparation de la construction d’un « tous ensemble » par la grève qui est seule à même de construire le rapport de force.
jeudi 24 mai
Macron a fait de la « bataille du rail » l’un des combats centraux de son quinquennat. Au travers cette attaque quasi-frontale contre le « statut » cheminot et en imposant l’ouverture à la concurrence, le gouvernement compte bien imposer une défaite sur le terrain de la lutte de classes contre l’un des secteurs les plus organisés du mouvement ouvrier. Une façon pour Macron de se donner les coudées franches pour faire franchir un saut qualitatif à ses attaques contre le monde du travail et la jeunesse. Avant la casse du système des retraites et des aides sociales, le gouvernement se met déjà en ordre de bataille pour démanteler le statut de la fonction publique, tout en enterrant la politique la plus minimale en direction des quartiers populaires dans le même temps que s’approfondit la répression systématique et raciste dans ces mêmes quartiers.
Le 22 mai, fonctionnaires, cheminots et étudiants, une pression à la convergence à la base
Gel du point d’indice, recours massif aux contractuels, plan de départ « volontaire » de 120 000 fonctionnaires, les attaques sont massives et concentrées. A contrario de la réforme du ferroviaire, le gouvernement tente de radoucir son discours en essayant de déminer le terrain : « Nous ne toucherons pas au statut des fonctionnaires », assurait le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, à la veille de la journée de grève et de manifestation du 22 mai. Pourtant, la méthode ne semble pas prendre, en témoigne le niveau de mobilisation important ce 22 mai. Dans plus de 130 manifestations, on a aussi pu observer une forte volonté de convergence entre les différents secteurs, postiers, hospitaliers, égoutiers, professeurs, étudiants et cheminots. Cette pression à la convergence à la base commence à s’installer dans les AG cheminots, où secteurs en lutte et étudiants ont l’habitude de se retrouver.
Combattre le corporatisme pour construire un « tous ensemble » par la grève
Après la manifestation du 10 octobre, c’était la deuxième fois sous le quinquennat Macron que les neuf syndicats de la fonction publique appelaient unanimement à faire grève et à défiler ce mardi 22 mai. Si l’on peut se féliciter de cette unité syndicale dite « historique » depuis 2010, on ne peut cependant qu’interpeller les directions syndicales de la fonction publique qui préfèrent, comme le 22 mars dernier, que les cheminots ne se mettent pas en grève à leurs côtés car ils feraient de « l’ombre » à leurs revendications « sectorielles ». De la même façon, on peut questionner les directions syndicales formant l’interfédérale cheminote qui, à l’exception de Sud-Rail, n’ont pas appelé à faire grève avec les agents de la fonction publique, ni même le 26 mai. C’est à l’initiative de l’inter-gare, rejointe par Sud-Rail, que près de 600 cheminots, en grève ce 22 mai, ont manifesté de Paris Gare du Nord à République pour rejoindre le cortège de la fonction publique exprimant cette volonté d’une convergence à la base.
Une « marée populaire » au service d’un bloc populiste ?
Pour cette journée de manifestation du 26 mai qui se déroule, une nouvelle fois, un week-end, il est à remarquer que rarement l’on avait vu tant d’entrain de la part de la France Insoumise à tenter de décoller son étiquette de cette « marée populaire ». Et pour cause, la majorité des organisations politiques et associatives ayant appelé au « pot-au-feu » du 5 mai a perçu comme « une OPA » l’opération politique de La France Insoumise sur la manifestation dénaturant par la même l’initiative « citoyenne » de Ruffin et Lordon. Pour autant, le fond du problème ne se situe pas tant dans l’opération politique, qui de plus était prévisible, que dans la stratégie que Mélenchon essaye d’imprimer au mouvement social avec notamment sa généralisation des manif’ le week-end, tout en affirmant lundi matin sur RTL vouloir désormais construire un « Front Populaire » qui « décloisonne le syndicalisme, la politique et le monde associatif ». Une façon, en somme, de diluer le rôle central que joue la classe ouvrière et ses méthodes de lutte, pour intégrer ensuite les syndicats derrière son projet populiste et de conciliation de classe.
Mélenchon n’aime pas la grève générale
« Vous pourriez avoir un mot d’ordre de grève générale ? », telle est la question pour le moins équivoque que RTL a posé à Mélenchon. « RTL veut appeler à la grève générale ? (…) Ça ne fait pas partie de mes messages », répond-t-il sur la défensive. Cette déclaration n’est pas un scoop tant La France Insoumise ne cesse de le répéter, sa stratégie est celle d’une « révolution par les urnes ». « Notre tactique, c’est que quand la société se met en mouvement, nous proposons des issues positives », explique-t-il. Même si le parallèle historique est « rapide », ces déclarations ont le mérite de la cohérence avec le « Front Populaire » auquel il fait référence. En effet, le « Front Populaire », en 1936, s’était mis en branle pour désamorcer une situation révolutionnaire où le mouvement ouvrier avait, par ses méthodes de luttes, réussi à imposer la grève générale à ses organisations, le tout en échange de l’octroi de quelques concessions pour sauver le système capitaliste. Par opposition, donc, cette « grève générale » ne semblerait pas être une issue positive pour Mélenchon.
Construire et préparer la « grève générale », ça passe d’abord par durcir la grève des cheminots !
Après avoir mis Macron sur la défensive, le 3 avril, suite au démarrage puissant du mouvement de grève des cheminots, force est de constater que la stratégie de l’interfédérale qui « cumule 20 jours de grève n’a rien permis pour l’heure d’obtenir », explique la motion votée par les près de 350 cheminots réunis en rencontre inter-gare ce 22 mai. Les cheminots « déterminés à faire retirer la réforme » y appellent l’Interfédérale « à réagir d’urgence et à bouger le calendrier ». Ils exigent aussi « un nouveau plan de bataille pour donner un second souffle » au mouvement. Cela passe notamment par la nécessité d’« un appel ferme à la grève le 26 mai prochain pour la manifestation « marée populaire » de la part de l’Interfédérale. Un mouvement de grève que les cheminots réunis en inter-gare ont appelé à durcir : « Ce n’est pas en ajoutant 12 jours supplémentaires en juin avec des taux plus faibles que nous allons faire reculer le gouvernement ».
Et si l’on mettait les forces du 26 mai pour appeler à une journée de grève sur le calendrier cheminot ?
Pour les initiateurs de l’appel à la manifestation du 26 mai, dite « marée populaire », l’enthousiasme est de mise. Selon certains organisateurs, c’est la première fois « depuis des décennies » que des partis politiques de gauche, des syndicats, dont la CGT, et des associations appellent ensemble à une journée d’action. Rarement l’on a ainsi vu tant de prises de position d’organisations politiques revendiquer cette unité « historique » comme le résultat de leur politique. Mais l’unité pour quoi faire ? Pour nous la seule unité qui vaille, c’est celle où l’ensemble des forces en présence peut peser réellement dans le rapport de force construit par les cheminots, avec leur méthode, la grève, depuis près de 2 mois, malgré les limites de la tactique de la grève « perlée » de l’interfédérale.
Ainsi, pour que cette « marée populaire » n’annonce pas une prochaine « marée sans cheminots en grève », il est indispensable que l’ensemble des organisations syndicales, au premier titre la CGT, formations et partis politiques, collectifs et associations, appellent à la construction d’une nouvelle journée de grève et de manifestation nationale sur le calendrier des cheminots en grève. Ce serait le seul moyen d’assurer un soutien à même de réellement peser dans le mouvement de grève en cours car c’est par la grève et par sa généralisation dans un « tous ensemble » qu’il sera possible de stopper le rouleau compresseur du gouvernement et de passer à la contre-offensive.
Pour frapper ensemble, il faut frapper : faire grève et se mobiliser avec et aux côtés des cheminots !
Photo : O Phil des Contrastes

https://www.revolutionpermanente.fr/Le-26-mai-manifestons-pour-construire-un-tous-ensemble-par-la-greve

Bastion social contre antifas : l’expédition punitive à un concert ?

Que s’est-il passé le 11 avril dernier, dans un bar-concert des quais de Saône du 9e arrondissement de Lyon ? Une violente bagarre y a éclaté entre les militants du GUD devenu Bastion social et les antifas de la Gale. Sept personnes ont été mises en examen pour « violences aggravées », dont le président du Bastion social. Une instruction a été ouverte.

Un mois après, certains acteurs parlent finalement et décrivent une véritable expédition punitive menée par les militants d’extrême droite qui, eux, plaident la « légitime défense ».
C’est un nouveau lieu où l’on sort. Depuis quelques mois, le Rock n’Eat s’est installé au sous-sol d’un immeuble en retrait du quai Arloing, dans le 9e arrondissement.
Comme son nom l’indique, les deux patrons programment des concerts branchés rock. Ce 11 avril, deux groupes de hardcore Mindslow puis Eighters devaient jouer à l’initiative d’une association musicale.
Mais vers 22h, la soirée a dû être interrompue alors que le premier groupe terminait son set. Et pour cause, devant la salle, dans la cour de l’immeuble, a éclaté une violente bagarre entre une vingtaine de militants d’extrême droite du Bastion social et une poignée d’antifas du « Groupe antifasciste Lyon et environs », autrement appelé la Gale.

« J’étais pétrifié par la peur ; je me suis transformé en poteau »


Les antifas de la Gale et « l’auto-défense populaire »
Le « Groupe antifasciste Lyon et environs », appelé la Gale, est un groupuscule d’antifas. Ils refusent de « demander à la police ou à la Justice de faire le boulot » contre l’extrême droite et sont partisans d’actions directes nommées, dans leur jargon, « auto-défense populaire ». Ce sont les auteurs de l’attaque du local du Bastion social qui s’est déroulée deux jours avant la soirée du 11 avril. Ces initiatives violentes ne sont pas soutenues par l’ensemble des mouvements se présentant comme antifascistes, comme nous l’expliquions ici.
Nous avons rencontré deux personnes qui ont participé à l’organisation du concert. Cet homme et cette femme d’une trentaine d’années, habitués des concerts hardcore lyonnais, sont des témoins clés puisque Guy et Clélie (prénoms d’emprunt) affirment avoir assisté à toute la scène.
Sous couvert d’anonymat, ils nous livrent leur témoignage.
Ce 11 avril, vers 21h30, Clélie s’occupait des entrées quand elle a vu le vigile sortir quatre personnes.
« Parmi elles, il y avait un mec qui m’avait détaillée plus tôt. On sentait qu’il cherchait des gens. Quatre personnes se présentant comme faisant partie de la Gale nous ont expliqué qu’il s’agissait de militants du Bastion social qu’ils avaient reconnus. Les gens d’extrême droite sont restés sur le seuil de la porte. Ils voulaient revenir et menaçaient les gens de la Gale. Un des quatre est finalement parti en courant. Le patron du bar est venu et a fait rentrer les trois restant ».
Clélie n’a pas compris l’attitude du patron alors que ces personnes avaient été identifiées comme une « menace » :
« Ce concert n’était pas une soirée porteuse de revendication politique. Mais les gens d’extrême droite n’étaient clairement pas les bienvenus. »
Clélie poursuit en décrivant une agression qui s’est déroulée devant le bar :
« Voyant que les personnes identifiées comme étant du Bastion social restaient, les militants de la Gale ont décidé de partir. Deux/trois minutes après, j’ai vu les gens du Bastion social partir. J’ai trouvé ça inquiétant et je suis remontée au niveau de la porte du bar. Là, j’ai vu deux personnes de la Gale sour le porche se faire charger par une vingtaine de personnes ».
A ce moment-là, Clélie est accompagné de Guy, qui a participé également à la tenue du concert. Ils tentent de décrire les armes utilisées :
« Juste devant nous, une des trois personnes du Bastion social qui se tenait en retrait, a sorti un boitier qui a fait un arc électrique. Un taser, j’imagine.
Dans le groupe d’assaillants, il y avait des barres de métal et des matraques télescopiques. On ne distinguait pas grand chose. On voyait une mêlée et des coups de barre qui tombaient. Un mec de la Gale se défendait avec un morceau de bois. On sentait une odeur de lacrymo ».
Guy raconte « s’être transformé en poteau » :
« C’était soudain et ultra violent. J’étais pétrifié par la peur. »
Clélie est restée en retrait « pour s’assurer qu’aucun client ne soit visé ». Elle reprend :
« On a vu ensuite une voiture s’arrêter très proche des gens. Mais aucune personne n’a été renversée. Une partie des assaillants se sont jetés sur la voiture. J’ai dû ensuite m’occuper des clients qui voulaient sortir. Je n’ai pas vu la suite. Quand je me suis retournée, la voiture était partie. Très rapidement, les gens du Bastion social ont couru vers l’entrée du bar. J’ai fait entrer les personnes à l’intérieur et on a fermé les portes. Ils n’ont pas cassé les vitres. Puis tout d’un coup, tout le monde est reparti. Quand on est ressorti, une voiture de police était déjà là ».

Un comité d’accueil d’une vingtaine de gudards


« Bastion social » : le GUD change de costume A Lyon, les gudards sont connus pour leurs actions violentes (lire la dernière condamnation ici). Depuis cet automne, le GUD a changé de nom et a adopté celui de Bastion social. Le mouvement ambitionne, désormais, de fédérer les différents groupuscules nationalistes à l’échelle de l’Hexagone.
C’est dans son fief revendiqué du quartier du Vieux Lyon que le GUD/Bastions social a inauguré le « Pavillon noir », leur nouveau local, le 13 janvier dernier, après l’occupation en mai dernier et durant trois semaines, d’un bâtiment public dans le centre de Lyon.
Anti-immigrés, inspirés des Italiens de Casapound, les militants du Bastion social entendent mettre en pratique, à leur manière, la préférence nationale.
>Lire en détail ici.
Les témoignages que nous avons recueillis vont dans le sens du long communiqué de presse publié par la Gale un mois après les faits.
Du point de vue de ces militants antifas, ils ont subi une « attaque » et ont donc répondu en « état de légitime défense ».
Ils expliquent la raison de leur présence sur les lieux par la mention « no fascism » accolée au concert :
« Nous sommes donc venus à cinq à ce concert soutenir cette initiative et passer un bon moment autour d’un verre, entre amis/es ».
Ces militants antifascistes accusent ensuite le patron du bar d’avoir « refait entrer les nazillons » dans la salle de concert après que l’organisation les aient fait sortir. L’attitude du gérant serait la raison du départ des antifascistes du bar et de leur confrontation avec les membres du Bastion social à l’extérieur de l’établissement.
Nous avons contacté le gérant du bar mais il n’a souhaité répondre à nos questions sur le déroulement de la soirée.
Toujours dans ce communiqué, les militants antifas parlent d’une « attaque coordonnée et de front par une vingtaine de personnes (…) et cinq nazillons dans le dos ». Ils décrivent brièvement l’« arsenal » dont auraient disposé leurs assaillants : « barres, ceintures, bombes lacrymogène et tasers ».
De son côté, la police met en avant une « rixe à coups de barres de fer, de jets de morceaux de palettes et lacrymogène » sans décrire qui disposait de quoi.
Malgré la violence de l’attaque décrite, les antifas s’en sont tirés, écrivent-ils, avec « seulement quelques égratignures et bosses ». Ils mettent cela sur le compte de « l’entraînement ». Ils évoquent également l’intervention d’un de leurs camarades qui a réussi à aller chercher sa voiture et l’aurait seulement « approchée » de la mêlée, sans plus de précisions.
Pour le parquet de Lyon, cet antifa, le seul à avoir été interpellé, est soupçonné d’avoir foncé avec sa voiture sur « deux à trois » militants d’extrême droite.
C'est devant le bar-concert Rock n'Eat, quai Arloing (Lyon 9e) que la violente bagarre a eu lieu. ©LB/Rue89Lyon
C’est devant le bar-concert Rock n’Eat, quai Arloing (Lyon 9e) que la rixe entre les militants de la Gale et ceux du Bastion social a eu lieu. ©LB/Rue89Lyon

Sept mises en examen pour « violences aggravées »

Huit militants du Bastion social et un antifa ont été interpellés et placés en garde à vue. Présentées au parquet, sept personnes, dont un mineur, ont été mises en examen pour « violences aggravées ».
Du côté du Bastion social, il y a du beau monde : le président, Steven Bissuel, et le trésorier-secrétaire de l’association.
Deux personnes interpellées sont ressorties avec le statut de témoins assistés. Cinq ont été placées sous contrôle judiciaire.
Le parquet qui voulait une détention provisoire pour deux d’entre eux et l’antifa a fait appel. Lors de l’audience d’appel qui s’est déroulée à huis-clos le 18 mai, le ministère public a de nouveau demandé l’incarcération. L’arrêt doit être rendu le 5 juin. Les sept protagonistes sont poursuivis pour « violence avec usage ou menace d’une arme ».
Pour le moment, Steven Bissuel et quatre de ses camarades ont interdiction de paraître dans le 5e arrondissement de Lyon entre 22h et 6h. Autant dire qu’ils ne peuvent plus se rendre en soirée dans le Vieux Lyon, leur fief revendiqué.
Quant à la Gale, c’est l’un de ses principaux membres qui est dans la procédure. Selon le parquet, l’« arme » utilisée est sa voiture avec laquelle il aurait foncé dans les militants d’extrême droite.
Il est également poursuivi pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », à savoir un policier durant l’interpellation. La Gale dénonce, au contraire, des « violences policières », en l’occurrence « un nez cassé à coups de poing » et des coups de pied  reçus ». Le tout se serait passé au cours de sa garde à vue.
Tout comme les cinq militants d’extrême droite majeurs, il a interdiction de paraître dans les 5e et 9e arrondissements, excepté pour les besoins de son métier (il est pompier).

Pourquoi cette expédition punitive ?

Dans un message posté sur Facebook, l’association organisatrice parle de « personnes qui ne respectent pas ses valeurs et qui ont mis en danger l’ensemble des membres du public ».
L’organisateur précise vouloir parler des « valeurs universelles de tolérance et de respect des autres », rappelées à chaque soirée organisée par l’association au moyen d’un logo « No racism, no sexism, no fascism » apposé sur l’affiche annonçant le concert.
En clair, ce n’était pas une soirée à destination d’un public porté sur les valeurs d’extrême droite.
En sachant que le bar n’accueille pas de « soirée politique », comme a insisté le gérant du bar dans la seule déclaration qu’il a voulu nous faire.
Les militants du Bastion social étaient bien présents. Pour quelle raison ?

Que faisait le Bastion social a un concert « no fascism » ?
Le président de l’association Bastion social, Steven Bissuel, n’a pas voulu répondre à cette question. Il ne nous a fait qu’une déclaration :
« Nous avons agi en état de légitime défense. Les armes, ce n’est pas nous qui les avions. Et ce n’est pas nous qui avons roulé sur des gens ».
Les militants d’extrême droite voulaient-ils particulièrement s’en prendre à ceux de la Gale ? Le Rock n’Eat est à quelques centaines de mètres du local du Bastion social de Lyon. Lequel local avait été attaqué dans la nuit du 9 au 10 avril, soit l’avant-veille de ce concert par la Gale qui avait revendiqué cette action via un post Facebook titré « Lyon, nous avons fermé le Bastion ».
C’était peut-être la soirée en elle-même qui était visée, comme le suggère Guy qui a participé à l’organisation du concert :
« Je suis convaincu que la soirée elle-même était visée à cause de ce logo, même s’il ne s’agissait pas d’une soirée politique et revendicative. La lutte contre le fascisme et le racisme fait partie de l’ADN de la musique hardcore. »
L’instruction dira peut-être si les gudards traquaient ce soir-là des antifas ou s’ils voulaient attaquer les participants à la soirée du fait de son label antiraciste.

« Ils ont débarqué pour régler des comptes »

Contacté par Rue89Lyon, l’adjoint à la sécurité de la Ville de Lyon, Jean-Yves Sécheresse, considère que les militants du GUD/Bastion social ont « débarqué » pour « régler des comptes ».
Deux jours après le 11 avril, l’adjoint s’était fendu d’un communiqué sur cette « rixe impliquant une trentaine d’individus ». Une première en la matière motivée par la crainte de voir « certains quartiers devenir le lieu de bagarres de bac à sable entre extrême droite et extrême gauche ».
Pour Jean-Yves Sécheresse, il faut replacer ce qui s’est déroulé devant le Rock n’Eat dans le contexte des attaques des locaux politiques :
« Ces faits font suite à des dégradations récentes intervenues sur le local de la Confédération Nationale du Travail (CNT) et du Bastion social ».
A la manière du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et ancien maire de Lyon, l’adjoint à la sécurité finit par renvoyer dos-à-dos, extrême droite et extrême gauche :
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces exactions commises par des groupuscules extrémistes, qui vont à l’encontre de tous les principes et de toutes les valeurs qui nous rassemblent au sein de la République, particulièrement à Lyon, ville façonnée par l’humanisme, fidèle à une tradition de tempérance, d’ouverture et de tolérance. »

https://www.rue89lyon.fr/2018/05/24/bastion-social-contre-antifas-lexpedition-punitive-a-concert/

dimanche 20 mai 2018

NOUVELLE AGRESSION FASCISTE A CHAMBERY

Dans la soirée du vendredi 4 mai 2018, une dizaine de membres du Bastion Social, identifiables grâce à leurs tee-shirts, ont suivi puis agressé des personnes attablées à la terrasse d'un bar du carré Curial, à Chambéry. Malgré la violence de l'attaque, tout le monde se porte bien.
Face à cette énième agression, la 3ème connue en 6 mois et sachant que plusieurs plaintes ont déjà été déposées contre ce même groupuscule, combien de temps ces individus violents vont-ils encore pouvoir agir en toute impunité ?

Nous réaffirmons l'urgence de fermer tous les locaux fascistes, à Chambéry comme ailleurs, et la nécessité d'organiser l'autodéfense face au fascisme.
Nous tenons à rappeler que cette agression est la conséquence directe de l'ouverture du local nazi au 171 avenue de Lyon, de l'implantation du groupuscule nazi Bastion Social (dont les agresseurs sont ouvertement des militants, comme le montre les photos ci-dessous).

Ci dessous, images prise pendant l'attaque :
On reconnait un responsable chambérien du Bastion Social
On reconnait un responsable chambérien du Bastion Social
 Images prise pendant l'attaque :  Image title Image title  Agresseur fasciste portant un tee-shirt clairement identfiable Bastionn Social
Agresseur fasciste portant un tee-shirt clairement identfiable Bastion Social
Ici au milieu, au coté de Stéphane Bissuel, responsabe national, lors de l'iinauguration du local fasciste au charly's
Ici au milieu, au coté de Stéphane Bissuel, responsable national, lors de l'inauguration du local fasciste au Charly's
Militant nazi qui à déjà participer à plusieurs attaques
Militant nazi qui a déjà participé à plusieurs attaques notamment aux Nuit de la roulotte
Image title

RAS73

https://ras73.lautre.net/?page=Article&idArt=25

mercredi 16 mai 2018

Ce samedi à Toulouse, le NPA fête les 50 ans de mai 68

Samedi 19 mai, de 12h à 23h30, le NPA 31 organise une grande fête anticapitaliste à l'occasion du cinquantenaire de mai 68. L'événement aura lieu à Toulouse, à la salle San Subra (métro Saint Cyprien). Entrée à prix libre.
Ce samedi 19 mai, le NPA 31 organise, à Toulouse, une fête anticapitaliste à la salle San Subra (métro Saint Cyprien). Bien évidemment, les luttes en cours et le cinquantenaire de mai 68 seront à l’honneur.
Les portes ouvriront dès 12h, avec la mise en place d’un village associatif, syndical et politique, du stand de la librairie La Brèche ainsi qu’une exposition spéciale mai 68.
A 13h30, une série de courts métrages autour de mai 68, suivi de débats, seront projetés. A 15h30, Alain Krivine, co-fondateur du NPA qui fut l’un des leaders étudiant de 68, et Ludivine Brantigny, historienne, maître de conférence à l’Université de Rouen et auteure de l’ouvrage 1968 - De grands soirs en petits matins animeront un forum autour de l’apport de mai 68 dans les combats d’aujourd’hui.
Après la représentation de la compagnie de théâtre Sans la nommer, qui présentera son spectacle Maothologie à 17h, un meeting de lutte débutera à 19h. A la tribune, un étudiant de l’Université du Mirail, une militante active sur la question des ZAD et bien entendu un cheminot, qui parleront du printemps social de 2018 et du combat actuel contre Macron. Enfin, la journée se terminera avec deux concerts : Mymytchell, chanteuse féministe, et Tiwiza (Rock Berbère).
Un espace enfant sera également disponible, tandis qu’une participation à prix libre a été fixée pour permettre à toutes et tous de pouvoir participer à hauteur de ses moyens.
Rendez vous à la salle San Subra ce 19 mai !

https://www.revolutionpermanente.fr/Ce-samedi-a-Toulouse-le-NPA-fete-les-50-ans-de-mai-68